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Chaque dimanche à 12 h 30, Thomas Hugues et son équipe décryptent l'actualité dans Médias, le magazine. Mais le journaliste est aussi passionné de foot que de cinéma. Rencontre avec un accro de l'info.
En cette année présidentielle, prévoyez-vous des émissions spéciales ?
On a des idées mais c'est un peu tôt pour dire si l'on fera des primes en lien avec l'élection présidentielle. J'espère que l'on va pouvoir décliner Médias, le mag en première partie de soirée pour pouvoir approfondir les enquêtes et les débats. L'idéal serait de pouvoir le faire dans les trois mois qui précèdent l'élection. Les tensions et les pressions politiques sont les plus fortes à ce moment-là et ont des répercussions sur les journalistes et les médias. Je pense que dans ce contexte le rôle d'une émission comme Médias, le mag est encore plus important. On ne veut pas faire de politique mais la communication politique nous intéresse.
Quand on est mordu de l'info, c'est pour la vie ?
Ça me passionne encore plus qu'avant parce que l'explosion des sources et des moyens d'info fait que l'on a plus de questions. La montée en puissance des réseaux sociaux, de Twitter et de Facebook, et d'Internet en général, dans le quotidien des Français et dans leur mode d'information fait que le métier de journaliste à mon avis devient de plus en plus difficile. C'est donc encore plus intéressant de s'interroger sur les conditions dans lesquelles les journalistes travaillent et sur celles dans lesquelles les informations sont livrées au public.
Selon vous, comment les médias traditionnels vont-ils subsister ?
Ils ont déjà tous intégré le fait de devoir aussi exister sur le Net. Un média traditionnel existe en version papier et sur Internet. Idem pour une chaîne de télé, on ne consomme plus la télé comme avant, on peut décider de voir une émission avec la catch-up TV ou la VOD. Mais c'est sûr que tout le monde ne survivra pas. L'exemple de France Soir montre que pour les journaux les plus faibles l'avenir papier n'est pas garanti.
Vous présentez aussi la soirée fiction, toujours sur France 5, le lundi soir. Qu'est-ce qui vous a plu dans ce projet ?
Je suis un gros consommateur de films et de plus en plus de théâtre. Ce qui m'a intéressé, c'était de remettre en valeur des films, des téléfilms qui font partie du catalogue de France Télévisions et qui ont déjà été diffusés. En ce moment nous sommes dans la série des Maupassant et c'est vraiment génial. Ce qui fait la force et la spécificité du service public, c'est cette capacité à produire des séries sur un auteur majeur de la littérature française. Pendant trois mois on rediffuse les trois saisons des Maupassant, c'est savoureux, drôle, caustique et contemporain, cela n'a pas pris une ride puisque c'est sur les petits travers humains. Ce qui m'intéresse aussi, c'est d'avoir 15 minutes avec un invité après la diffusion. J'apprends beaucoup de choses en faisant cette émission.
Le foot est une autre de vos passions. Comment êtes-vous arrivé sur CFoot où vous animez Culture Foot chaque dimanche à 18 h 45 ?
Jean-Michel Roussier, le patron, et Eric Hannezo, le producteur, sont venus me chercher. Ils savaient que j'étais fan de foot : je pratique ce sport et je suis supporter. Ils cherchaient un journaliste généraliste pour faire une émission qui puisse aussi bien accueillir des sportifs que des artistes ou des hommes politiques passionnés de football. Ce regard-là m'a intéressé, et ce qui est génial, c'est que je satisfais à la fois mon côté fan quand j'interviewe Didier Deschamps ou Robert Pires, qui sont des joueurs qui m'ont fait rêver, et ma curiosité de journaliste quand je me retrouve face à Louis Bertignac ou Benoît Hamon et que je dois aller chercher d'où leur vient cette passion.
Propos recueillis par Emmanuelle Dreyfus (Plurimedia) pour le compte d'Orange.
dimanche 1er janvier
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