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Thierry Roland

Thierry Roland
© Ade Adjou - M6
Figure incontournable dans le paysage du foot français, Thierry Roland commentera, le 6 septembre, le match Roumanie-France sur M6. A l'occasion, Jean-Michel Larqué sera à ses côtés, histoire de reformer le duo mythique qui n'avait plus officié ensemble depuis sept ans.
Pas mal de scandales ont touché l'équipe de France, entame-t-on une "opération re-séduction" du public ?

L'année dernière a été tellement terrible pour le football français que Laurent Blanc se retrouve à devoir rebâtir une équipe pratiquement sur un champ de ruine. Il avance petit pas par petit pas, mais je crois quand même qu'il avance. Il faut du temps pour réparer le cataclysme de l'Afrique du Sud, personne ne peut reconstruire en un laps de temps aussi court. C'est sûr qu'on ne reviendra pas au niveau qui était le nôtre en 1998 ou en 2000. A cette époque, on était la première nation de football du monde ; aujourd'hui on n'est pas loin de la vingtième place. Cette équipe est encore beaucoup dans la tête des Français, mais je crois qu'il faut l'oublier. C'était une parenthèse magnifique dans le football, comme il y en aura d'autres. Mais celle-là, elle fait partie du passé.

Une surprise nous attend pour Roumanie-France, vous serez aux côtés de Jean-Michel Larqué aux commentaires. Comment s'est reformé votre mythique duo ?

Ça s'est passé de la manière la plus simple possible. J'avais envie de reconstituer le duo, ne serait-ce que pour un temps. J'estimais que la manière dont l'histoire s'est terminée n'était pas la bonne, et je souhaitais que quelque chose de convivial et de joyeux naisse. Tant que Jean-Michel travaillait sur TF1 ce n'était pas possible. Or depuis un an il a quitté la chaîne, et je lui avais fait part de mon envie de remonter le duo. Au début, il n'était pas très chaud, mais petit à petit j'ai réussi à le convaincre. Je crois que c'est surtout pour me faire plaisir. Pour l'instant, ce ne sera que pour le match Roumanie-France. Pour la suite, on ne peut pas savoir. Il y a eu des propositions communes de TF1 et de M6 pour commenter les matchs de l'Euro de l'année prochaine. Si la demande est agréée par l'UEFA, il se peut que l'une des deux équipes formées par M6 soit composée de Jean-Michel et moi, l'autre étant composée de Jean Marc Ferreri et un autre journaliste.

Si les garçons déçoivent, les filles au contraire séduisent. Est-on en train de pénétrer dans une nouvelle ère du football ?

Je pense qu'on regarde le football féminin avec un nouvel oeil. Les filles ont été formidables à la Coupe du monde. Contre les États-Unis, ça s'est joué à trois fois rien, et elles auraient pu aller un peu plus loin. Mais, à la limite, ce n'était pas le plus important. L'important, c'était de faire reconnaître le football féminin et cela a été une réussite totale. D'autant plus que les filles sont parties de très loin. Il y a quinze ans, quand le football international féminin a commencé, les Françaises étaient très loin du haut sommet. Aujourd'hui, elles s'en sont considérablement rapprochées, et leur manière d'évoluer est très encourageante pour l'avenir. Et je suis sûr que pour la prochaine Coupe du monde, il y aura beaucoup d'amateurs pour diffuser leur match.

Clubs endettés, grèves des joueurs... le football traverse une crise ?

Oui et non, c'est-à-dire que dans des pays comme l'Espagne et l'Italie, les grands clubs sont tous en déficit énorme. Et on ne peut pas rester dans cette situation. Certains joueurs, des petits clubs, eux aussi en déficit, n'ont pas été payés pendant de longs mois. Dans les joueurs de football, il n'y a pas que les stars, il y a aussi de petits joueurs, de moindre renommée qui ont besoin de leur salaire pour faire vivre leur famille. C'est vrai que ça peut paraître bizarre qu'un club de football fasse grève, mais d'un autre côté, ils n'ont pas beaucoup d'autres moyens de se faire entendre. Un scénario comme celui-ci ne peut pas se dérouler puisqu'on a un organe (la DNCG, Direction nationale du contrôle de gestion) qui fonctionne très bien, et les clubs français ne sont pas en déficit.

Comment en est-on arrivé là ?

Il faut qu'il y ait une DNCG au niveau international. C'est ce à quoi Michel Platini s'attache. C'est compliqué mais il va réussir, et dans les années qui arrivent, ce ne sera plus comme ça. Si un club est en déficit, il sera, par exemple, tout simplement interdit de Coupe d'Europe pour commencer. Ça les fera réfléchir. Mettre en place une DNCG internationale c'est difficile tout simplement parce que les grands clubs n'en veulent pas. Ils peuvent faire absolument ce qu'ils veulent actuellement, et ils savent que dans quelques mois ils ne pourront plus. Ils en sont conscients et ils voient les problèmes que ça peut leur occasionner.

Propos recueillis par Sabine Bouchoul (Plurimedia) pour le compte d'Orange.
dimanche 4 septembre

Plurimédia, tous droits réservés

avis des internautes et mobinautes

3 avis

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rugf - 16 Septembre 2011 @ 21:07
égoiste

vous avez assez gagné d'argent en temps que commentateur sportif...vous êtes retraité et vous cumulez.il y a des petits jeunes qui veulent gagner leur vie pour manger.... soyez humble... laissez leur la place .

rugf - 16 Septembre 2011 @ 21:07
égoiste

vous avez assez gagné d'argent en temps que commentateur sportif...vous êtes retraité et vous cumulez.il y a des petits jeunes qui veulent gagner leur vie pour manger.... soyez humble... laissez leur la place .

 
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