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Sofia Essaïdi

Sofia Essaïdi
© France 2 Jean Marie Marion
En 2009, rassemblant 5 millions de téléspectateurs, la fiction Aïcha, réalisée par Yamina Benguigui, révélait Sofia Essaïdi en tant que comédienne. L'ex-Cléopâtre nous donne rendez-vous le 2 mars sur France 2 pour la suite des aventures de la famille Bouamaza.
Vous venez de terminer le tournage d'Aïcha 3. Pourquoi avez-vous accepté de tourner ces suites, ne craignez-vous pas d'être cantonnée à ce personnage ?

J'ai l'impression que c'est une aventure qui n'est pas sur le point de se terminer. Je ne me suis pas posé la question : on a commencé main dans la main avec Yamina Benguigui et il était impossible que je la laisse tomber. Le tournage du deuxième épisode a été un peu difficile, car j'ai enchaîné direct après Cléopâtre, je ne me suis pas reposée. Pour le troisième, j'ai passé un tournage extraordinaire qui me fait me dire que j'ai vraiment bien fait de continuer à jouer ce personnage. A moi de m'imposer ailleurs, de prouver que je peux faire autre chose. J'ai la chance aussi d'avoir la musique, le côté spectacle, j'ai plusieurs facettes. D'ailleurs, j'ai eu d'autres propositions de rôles et pas seulement dans le registre d'Aïcha, par exemple, on m'a proposé de jouer une Diane ! Je n'ai rien accepté pour le moment, car je n'ai pas le temps avec la préparation de mon nouvel album, mais je réfléchis. C'est génial d'avoir une double carrière, mais il faut réussir à organiser sa vie, et j'ai des problèmes de timing. J'ai dû refuser beaucoup de choses et j'ai une petite frustration qui commence à naître par rapport au cinéma, or je suis totalement intolérante à la frustration (rires). Donc, j'ai besoin d'aménager ma vie pour avoir le temps et la possibilité de dire oui à mon agent.

Avez-vous envie de montrer une autre image de la banlieue ?

Cela m'a animée dès le départ. Je veux montrer une belle image, avec une famille qui parle bien, qui n'utilise pas la haine et la violence pour se battre contre ses problèmes. Il y a des familles comme les Bouamaza qui se battent humblement et honorablement pour s'en sortir. J'ai dû faire un vrai travail de documentation et j'ai regardé l'ensemble des documentaires de Yamina. Aïcha, c'est un des maillons de la chaîne de son combat. Elle va dénicher des témoignages que je ne soupçonnais pas. Quand on ne connaît pas cette réalité on peut se dire que ce ne sont que des stéréotypes. Mais en fait, c'est la réalité et je m'en suis rendu compte quand j'ai commencé le tournage en banlieue. Au début c'était terrifiant pour moi qui vivais dans un monde un peu parfait. J'ai eu des petits traumatismes. Yamina est très intelligente d'utiliser la fiction pour faire passer ses messages, car le documentaire touche moins de personnes. Les Petits Mouchoirs, c'est un carton, c'est 5 millions, Aïcha, c'est 5 millions aussi. C'est donc un excellent moyen de faire passer la pilule.

Comment avez-vous vécu la rencontre avec Isabelle Adjani ?

Je n'ai pas tourné avec Isabelle Adjani, j'étais tellement déçue, je n'avais pas de scène prévue avec elle. Je suis très impressionnée par elle depuis que j'ai vu La Journée de la jupe, car pour moi c'est un cours, toutes les actrices au monde devraient voir ce film. Elle passe par toutes les émotions qu'une actrice travaille. On a le même coach, je lui ai demandé comment ils avaient fait : le travail ! Ce film m'a bouleversée. Quand Isabelle Adjani m'a complimentée pour Aïcha et Cléopâtre, car elle est venue me voir, ce fut un immense cadeau.

Tourner avec Yamina Benguigui, est-ce un gage de qualité ? Quel est le rôle que vous rêveriez d'interpréter ?

Bien sûr ! Elle évolue dans un monde élitiste, élégant et cela fait un contre-pied énorme avec mon côté populaire. Cela me permet d'entrer dans un monde opposé au mien, c'est un grand écart qui m'est bénéfique. J'aimerais montrer ma dimension comique et tragique, car je pense que ce sont deux palettes d'émotion dans lesquelles je ne joue pas trop mal ; dans la vie je suis une fille très rigolote mais j'ai aussi un côté très dramatique. J'aimerais évoluer dans les deux domaines. J'ai envie d'apprendre et de voir comment ça se passe au cinéma. Je suis prête à avoir des petits rôles. J'ai envie de m'installer petit à petit et de faire savoir que je peux et que j'ai envie de faire ça.

A quand votre retour discographique ?

J'avais oublié que, faire un album, cela prenait vraiment beaucoup de temps, d'investissements, de remises en question, c'est lourd et long, surtout quand on a trois projets en même temps. Mais l'album Si c'est un jeu est ma priorité. Il ne ressemblera pas du tout au single J'croque la vie, car on s'est très vite rendu compte que ce n'était pas moi, donc on a changé de direction. Nous avons donc pensé à la scène, je vais faire un album qui va me permettre de faire du show. J'ai cette ambition, j'espère qu'on va me donner les moyens de la réaliser.
J'aimerais que l'album sorte avant l'été, dans tous les cas, il y aura un titre qui sortira d'ici là.

A noter que le DVD d'Aïcha sera disponible le 9 mars.

Propos recueillis par Emmanuelle Dreyfus (Plurimedia) pour le compte d'Orange.

dimanche 27 février

Plurimédia, tous droits réservés

avis des internautes et mobinautes

1 avis

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pebble - 05 Mars 2011 @ 15:46
AICHA

SOFIA ESSAIDI possède tous les talents et c'est une bosseuse qui mérite sa réussite/ Quelle classe!

 
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