© jean-Marc Sureau
L'incroyable fiancé devenu propriétaire de camping depuis cinq ans séduit en moyenne 7,3 millions de téléspectateurs à chaque diffusion de Camping Paradis. Tom Delormes et sa joyeuse équipe vous attendent le 30 mai à 20 h 45 avec son flot d'histoires inattendues.
Depuis 2006 Camping Paradis cartonne, comment expliquez-vous ce succès phénoménal ?
Si on connaissait la recette du succès tout le monde serait content... C'est un peu une remise en question à chaque film. Je crois que ce qui marche, c'est avant tout la simplicité du projet. C'est un peu le camping idéal, on y met tout ce que l'on aimerait tous trouver dans un camping familial. Par ailleurs, le décor joue aussi beaucoup. On est dans une région très jolie aux environs de Martigues, et le soleil et la mer ça plaît, surtout en pleine grisaille. C'est une bulle d'oxygène. Enfin, les personnages colorés, à qui on a pu reprocher au début d'être un peu trop caricaturaux et qu'on a fait évoluer, sont attachants. Camping Paradis, c'est les vacances idéales, avec une équipe sympathique, dans un super cadre pour passer du bon temps.
Êtes-vous un adepte du camping ?
Non, je n'en ai pas fait beaucoup. Je me rappelle mes premières vacances entre potes, à l'âge de 16-17 ans, j'étais parti pas bien loin, au camping de Fontainebleau. C'était un peu moyen et je n'avais pas accroché. Maintenant, je passe quand même six mois de l'année en camping en raison du tournage, donc quand je pars en vacances je privilégie autre chose. Quelle idée de partir en vacances sur son lieu de travail ? Cela dit, même si pendant le tournage on ne dort pas au camping, on vit camping, mais on y est à des périodes pas encore trop touristiques donc c'est très agréable.
Après 5 saisons, Tom Delormes, votre personnage, vous séduit-il encore ?
C'est toujours la difficulté d'être récurrent dans une série, il faut essayer de ne pas se lasser, mais dans celle-là, il y a encore des surprises. Là on vient de terminer un épisode où le camping se retrouve acheté par un grand groupe de vacances en raison des difficultés financières qu'il connaît et on découvre un Tom qu'on n'avait jamais vu, notamment dans l'émotion. Tom perd son camping, il perd son âme. Entre ça et perdre sa nana ce sont les deux choses les plus importantes de sa vie. Pour moi c'était un vrai plaisir car j'avais l'impression de faire vivre à Tom de nouvelles émotions, de nouvelles réactions, c'était très intéressant. Comme quoi au 15e épisode, on peut encore se faire surprendre par le texte et le jeu.
Vous avez débuté dans Mon incroyable fiancé, une parodie de télé-réalité. Est-ce que vous vous sentez un peu atypique ?
C'est vrai qu'au début, j'avais quand même tendance à me rabaisser par rapport aux autres. Aujourd'hui je me sens de plus en plus à l'aise. Il y a quand même un renouveau de la fiction. Il y a une vraie modification du rôle du héros. Avant, il était beau, gentil, parfait, exceptionnel et par le biais de séries comme Dr House, les héros se sont un peu dévergondés, ils ont plus de failles, des histoires plus difficiles à vivre. On est dans une ère de médias où il n'y a plus de règles, chaque parcours est atypique. Quand on voit Jean Dujardin, prix d'interprétation à Cannes alors qu'il a débuté en participant à Graine de Star puis a connu le succès avec une série, avant c'était tout simplement inimaginable. Jamel en est un autre exemple. J'assume totalement le fait d'avoir débuté dans Mon incroyable fiancé et je recommencerais sans problème, je suis très fier de l'avoir fait et je prends plaisir à en parler.
Camping Paradis vous laisse-t-il le temps d'aller faire d'autres incursions ailleurs ?
Camping Paradis me prend vraiment beaucoup de temps, la moitié de l'année. Mais c'est certain que j'ai envie de faire autre chose et surtout d'être sur scène. J'ai un spectacle qui est prêt à être joué avec des camarades de longue date, qui s'appelle le Tidi Vani Circus, un mélange de cirque, de musique tsigane et d'improvisations théâtrales. C'est un joyeux bordel. L'histoire c'est celle d'une famille de gitans qui quitte le village dans lequel elle est restée longtemps. Leur dernier soir, ils invitent tous les villageois à venir passer la soirée ensemble et toute la famille s'active pour faire de cette soirée un moment inoubliable. On l'a joué de façon ponctuelle, mais j'aimerais pouvoir l'installer un peu plus bien que ce soit compliqué de trouver des créneaux.
Propos recueillis par Emmanuelle Dreyfus (Plurimedia) pour le compte d'Orange
lundi 30 mai
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