© FTV - Jacques Morell
Après un rôle de flic dans le film Polisse, de Maïwenn, Laurent Bateau troque le pistolet pour la blouse blanche. Dans la nouvelle série de France 2 Des soucis et des hommes, qui débute le 22 février à 20 H 35, il incarne Stéphane, le sérieux médecin de la bande aux côtés d'Edouard Montoute, Thomas Jouannet et Frédéric Quiring.
Qu'est-ce qui vous a plu dans le scénario ?
Tout d'abord il y a les rôles, j'adore quand on nous donne des défauts. Plus on en a et plus on devient attachant. Par ailleurs, je saturais avec les histoires de famille et d'enfants. Je n'ai pas envie de tourner et ne pas m'occuper de mes enfants pour aller m'occuper d'enfants acteurs. Là, on a des enfants mais ce n'est pas le sujet.
Le réalisateur montre une bande de copains complices sans trop en faire. Comment avez-vous ressenti cette vision de l'amitié ?
J'aime bien cette simplicité que Christophe Barraud a instaurée. C'est drôle à certains moments, mais on ne nous a jamais demandé d'être drôles. Le fait de ne pas exagérer le trait donne un côté beaucoup plus intime aux relations. Cela vient peut-être de ce que l'on se connaissait déjà, donc on n'était pas obligés de rigoler tout le temps pour s'amuser. A la télévision, souvent lorsqu'on incarne des copains, il faut rigoler et lorsqu'on est amoureux, il faut se tenir la main. Dans cette série, on ne tombe pas dans ces clichés.
C'était la première fois que vous tourniez avec Christophe Barraud, avez-vous découvert une nouvelle manière de travailler en étant à ses côtés ?
Quand il y avait des scènes où on était nombreux, comme les repas de famille, il nous faisait dire le texte avec la musique à fond. Et tant que l'on n'était pas en rythme, on recommençait. C'était génial ! Il y avait des scènes d'émotion où on devait être en pleurs et il mettait la musique d'Il était une fois l'Amérique. Travailler avec Christophe, c'est très spécial.
L'équipe du film a-t-elle pensé immédiatement à vous quatre pour incarner Hervé, Stéphane, David et Paco ?
Il y avait de la concurrence mais après ils ont pensé à nous quatre, ou plutôt à nous huit avec les femmes. Il fallait incarner des couples qui fonctionnent bien. J'ai essayé le rôle d'Edouard [Montoute], et il a essayé le mien. Mais quand j'ai vu Edouard en avocat, je trouvais qu'il jouait nettement mieux que moi. Il était donc logique qu'il fasse ce rôle-là. Personnellement, je n'avais jamais eu à jouer un personnage comme Stéphane, donc j'étais très heureux de pouvoir le faire.
Des soucis et des hommes montrent des personnages à qui tout réussit. Vous ne trouvez pas dommage que l'on stigmatise ainsi les familles plus démunies, en insinuant qu'elles sont moins heureuses ?
C'est très compliqué parce qu'on a envie de montrer des choses joyeuses. Les soucis de ces hommes sont déjà montrés, donc on ne peut pas les mettre en plus dans des décors peu esthétiques et des environnements un peu tristes. C'est une manière de faire un peu rêver, même s'il y a plein de problèmes autour de ces personnages.
Propos recueillis par Adélaïde Wantz (Plurimedia) pour le compte d'Orange.
dimanche 19 février
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