© Jean Brice LEMAL-M6
A la fois confidente et présentatrice, Karine Le Marchand accompagne cette année douze agriculteurs et deux agricultrices dans leur quête amoureuse. L'amour est dans la pré revient sur M6 le 6 juin à 20 h 45 avec Saison 5 : que sont-ils devenus ?. Pour le premier épisode de la nouvelle saison, il faudra attendre le 13 juin. Karine Le Marchand nous en dit un peu plus... sur ces nouveaux compagnons et ses projets.
Pour la deuxième année vous prenez la clé des champs, que va-t-on retenir de cette 6e saison ?
C'est l'année de l'amour ; on n'a jamais eu autant de couples. Pour certains, c'est même allé très très vite. Au bout de deux jours, des couples étaient déjà formés, il était même question de mariage, d'enfants, d'avenir. Il y en a c'est une évidence, ils étaient faits l'un pour l'autre ; on le voit au bilan. Et ça tient encore aujourd'hui. On se dit qu'on a vraiment réussi notre mission !
Quels sont les moments forts ?
Je pense que Jean-Claude va marquer cette saison. Il est drôle et en plus, il ne le fait pas exprès. Il adore me faire rire. Vous allez voir la séance de remise du courrier, je suis pliée en deux, la scène a duré 25 minutes et on a dû couper. Dès le début, il me dit : "Moi je ne sélectionne que des A, car toutes les femmes que j'ai rencontrées avaient un prénom qui commençait par un A. Du coup je lui dis : "Oui, mais t'es tout seul alors passe au B." Je le laisse et quand je reviens je lui demande combien il a de A et lui me dit qu'il n'en a aucun et qu'il a revu son critère de sélection pour ne prendre que des femmes qui n'ont pas d'enfants. Et là, il me montre celles qu'il a choisies : Amandine, Anne et Maud, qui a trois enfants ! Il est énorme, attendrissant et il n'arrête pas de gaffer. Par exemple, quand ses prétendantes arrivent à la ferme, il n'est pas prêt et il les laisse attendre dehors sous la pluie pendant qu'il est sous sa douche. Maud, il l'appelle tout le temps Aude.
En 2010, L'amour est dans le pré a été l'émission la plus regardée, cela vous rend-il fière ?
C'est la même chose, pour les succès comme pour les échecs. Dès l'instant où je prends du plaisir à faire quelque chose l'audience ne m'appartient plus. On est certes contents, on s'appelle quand on a les résultats. En plus, c'est chouette qu'il y ait autant de gens qui se passionnent pour la vie de ces agriculteurs, car ce ne sont pas des gens qui sont valorisés. Maintenant, quand ça ne marche pas, cela m'embête pour ceux qui ont fabriqué l'émission mais je ne me remets pas en cause en tant que personne, tout comme je ne me sens pas super puissante quand cela fonctionne.
D'ailleurs avez-vous été déçue de la contre-performance des émissions sur les artisans ?
J'ai été déçue pour eux. Et pour moi, car vu ce qui resté au montage, je me suis dit qu'ils auraient pu prendre quelqu'un d'autre pour le faire, vu mon investissement cela m'a un peu gonflée. Je donne l'heure, donc je me suis bien fait charrier par mes amis qui m'ont prédit un avenir sur un ring de boxe en fin de carrière (rires). Mais sinon cela m'a vraiment déçue pour les artisans car c'étaient des gens admirables, au sens premier du terme, des jeunes qui viennent d'un cursus qui n'est pas valorisé, qui ont 18 ans et qui souvent ont eu un parcours d'échec scolaire et qui travaillent sans compter leurs heures. Au bout de deux ans d'apprentissage, ils font vraiment des choses exceptionnelles et oui, que cela ne fonctionne pas, cela m'a énervée, mais l'émission n'avait sans doute pas les atouts d'un prime. Quoi qu'il en soit j'assume totalement le programme.
Quel est votre projet d'émission avec Stéphane Plaza ? Et C'est ma vie, ça continue ?
On est en train de tourner cette nouvelle émission, elle est produite par Shine (Masterchef) et traite des voisins qui ne s'entendent pas. Stéphane va dans une famille et moi dans l'autre, et en comparant les points de vue on s'aperçoit que parfois, certes, il y a un problème technique à résoudre qui va nécessiter des travaux ou des expertises, mais souvent il y a un problème d'incompréhension humaine. Et ça, c'est la clé de tout. C'est un pur bonheur de tourner avec Stéphane, je pense que je n'aurais pas fait cette émission avec quelqu'un d'autre. Il est super humain et en plus, il est drôle sans le vouloir. Il est le même dans la vie qu'à la télé, donc c'est très agréable.
Pour C'est ma vie, ça continue plus que jamais, cela fait les beaux jours des samedis après-midi. On a battu deux fois les records d'audience au mois d'avril, 31 % sur la ménagère, on est leaders. J'adore la productrice, Maria Roche. Ce sont au départ des histoires humaines avec lesquelles on pourrait faire un traitement complètement caricatural et je trouve que ces émissions respectent les gens dans leur différence et que leurs comportements restent compréhensibles.
Propos recueillis par Emmanuelle Dreyfus (Plurimedia) pour le compte d'Orange.
dimanche 5 juin
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