© TF1 Nils HD
Koh-Lanta, qui emmène cette année ses candidats dans la magnifique région des îles Raja Ampat en Indonésie, fête sa 11e édition. L'occasion de faire le bilan de ce programme phare de TF1 avec Denis Brogniart, le journaliste le plus aventurier du PAF.
Koh-Lanta fête cette année sa 11e édition. Comment expliquez-vous une telle longévité ?
Koh-Lanta est un concept très fort. D'une part, il répond au rêve secret de beaucoup d'entre nous : celui de l'aventurier contraint de se débrouiller avec les moyens du bord dans un endroit coupé du monde. C'est le mythe de Robinson Crusoé. L'autre point fort du programme est de mettre en jeu des candidats auxquels tout le monde peut s'identifier. On ne regarde pas Koh-Lanta par curiosité, ce ne sont pas des people ! On regarde Koh-Lanta en s'imaginant être à la place de tel ou tel autre aventurier. L'identification avec les candidats (qui viennent de tous les milieux, de toute la France, de toutes les générations) est une des grandes forces de l'émission. Vous verrez, il y a encore cette année des personnages très attachants, comme Anthony, Gégé ou Patricia.
Le concept est bien rodé. Nous avez-vous tout de même préparé quelques nouveautés ?
Bien sûr, il ne s'agit pas de s'endormir sur nos acquis ! Cette année, vous découvrirez le collier d'immunité. Il y en a deux, cachés dans les deux camps. Il permettra au candidat qui le trouvera d'éviter l'élimination en conseil. Il y a aussi le vote noir qui offrira au candidat éliminé la possibilité de voter une dernière fois contre un membre de son équipe. Nous avons également préparé quelques nouvelles épreuves. Mais que les fans de l'émission se rassurent : nous n'avons pas touché aux fondamentaux du jeu ni abandonné les épreuves cultes, comme les flambeaux ou la dégustation...
Comme tous les ans, le décor change lui aussi. Vous nous emmenez cette fois-ci en Indonésie, du côté de la Papouasie. En quoi le choix de la destination est-il important dans Koh-Lanta ?
C'est capital. Koh-Lanta fait voyager les téléspectateurs. Dans une précédente saison, on nous avait reproché le choix d'une destination. Elle ne faisait pas assez rêver. Depuis, nous mettons un point d'honneur à trouver des endroits extraordinaires. Vous ne serez pas déçus cette année ! La région des Raja Ampat, à la frontière de la Nouvelle-Guinée, est l'un des plus beaux endroits que j'aie jamais vu. Il y a des plages superbes, des centaines de petits îlots, une eau totalement cristalline. En partant pour le tournage de cette nouvelle saison, j'ai croisé à l'aéroport des spectateurs de Koh-Lanta qui partaient en vacances pour le Viêtnam. C'est l'émission de l'année dernière qui leur avait donné envie de découvrir le pays !
Le tournage dure 50 jours, dans des conditions parfois difficiles. Avez-vous, vous aussi, l'âme d'un aventurier ?
Complètement ! J'aurais adoré participer à Koh-Lanta. Je pense d'ailleurs que je m'en sortirais pas mal dans les épreuves physiques... J'ai beaucoup d'admiration pour tous les candidats. Vous savez, quand on fait Koh-Lanta, on entre dans une famille. Mais, je veux rétablir une vérité : sur le tournage, je vis dans des conditions beaucoup plus confortables que les candidats !
Prêt, alors, pour une 12e saison ? Vous n'avez pas peur de vous lasser ?
Un chirurgien qui aime son métier l'exerce avec enthousiasme pendant des années. Moi, c'est pareil. Je suis toujours passionné et toujours aussi fier de ce programme. J'ai envie qu'il dure encore très longtemps. Je ne ressens aucune lassitude. Et je ne présente pas que Koh-Lanta ! En plus de F1 à la Une, j'anime à partir de cette semaine un magazine consacré à la coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande. Je prépare aussi deux documentaires pour la chaîne. C'est encore en projet, et comme je suis superstitieux, je ne vous en dis pas plus pour le moment. Mais, vous voyez, je n'ai aucune raison d'être las !
Propos recueillis par Judith Rablat (Plurimedia) pour le compte d'Orange.
dimanche 11 septembre
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